Assaut du Raid à Saint-Denis : le parfait exemple à ne pas suivre pour le FBI

Assaut du Raid à Saint-Denis : le parfait exemple à ne pas suivre pour le FBI
0 commentaires, 29 - 6 - 2016, by admin

Une commission du Congrès américain dominée par les républicains a publié mardi son rapport sur l'attaque de la mission américaine en 2012 accusant Hillary Clinton d'avoir minimisé la menace djihadiste en Libye.
Selon Intelligence Online, le FBI, dans son centre de formation et d'entrainement de Quantico, en Virginie, s'appuie sur les événements du 18 novembre dernier à Saint-Denis pour préparer les forces spéciales américaines. Sauf que le Raid français n’est franchement pas une source d’inspiration pour les Américains.
Le FBI prend l'exemple de l'assaut du Raid pour montrer à ses agents tout ce qu’il ne faut pas faire quand ils se retrouvent dans une telle situation face à des terroristes, rapporte Intelligence Online ce mercredi 29 juin.
Un seul pistolet semi-automatique retrouvé sur place
Le 18 novembre dernier, cinq jours après les attentats de Paris, les hommes du Raid avaient ouvert le feu sur un logement de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), où Abdelhamid Abaaoud avait trouvé refuge, en compagnie de sa cousine et d'un complice. Plus de 1.536 balles avaient été tirées par le groupe d’intervention. Parmi les 110 agents mobilisés, plusieurs d’entre eux avaient été blessés.
Finalement c’est le troisième homme présent sur les lieux qui a provoqué la mort de ses complices, en actionnant sa ceinture d'explosifs, et non les hommes du Raid. Ainsi Abdelhamid Abaaoud a été victime “d’un dispositif explosif, le corps ayant subi un effet de blast et de polycriblage notamment par éléments métalliques (boulons)”, peut-on lire dans un rapport des services de renseignement. Sa dépouille ne présentait pas “de lésions évocatrices de blessures par arme à feu”.
Quant à sa cousine, Hasna Aït Boulahcen, elle n'a pas non plus été touchée par les balles du Raid. Elle est morte asphyxiée sous les décombres de l'appartement.
Les forces de l’ordre française avaient trouvé dans l’appartement de Saint-Denis un seul pistolet semi-automatique.
Autant d’éléments qui poussent aujourd’hui le FBI à ne pas suivre l’exemple français.
AFP

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