Massacres du 28 septembre : la CPI menace de se saisir du dossier dans 5 mois si le pouvoir de Conakry continue de traîner les pieds

Massacres du 28 septembre : la CPI menace de se saisir du dossier dans 5 mois si le pouvoir de Conakry continue de traîner les pieds
0 commentaires, 21 - 2 - 2014, by admin

Par MS Diallo et Madjariou Barry C'est un rebondissement spectaculaire qui s'annonce à propos du dossier macabre du 28 septembre. Après une mission de quelques jours à Conakry, la délégation de la Cour Pénale Internationale menace de s'occuper du dossier relatif aux massacres du 28 septembre 2009 au grand stade de Conakry dans 5 mois au cas où la justice guinéenne continuerait de traîner indéfiniment les pieds pour faire la lumière sur cette horrible affaire. C'est ce qui ressort de la décision qui sanctionne la mission de travail à Conakry de la délégation des hommes de Fatou Bensouda. A l'issue d'une visite de travail de plusieurs jours dans la capitale guinéenne, la Cour Pénale Internationale donne 5 mois à la justice guinéenne pour que cette dernière appuie sur l'accélérateur. A noter que la justice locale a déjà inculpé de hauts gradés de l'armées guinéenne encore dans l'orbite du régime de Alpha Condé. Moussa Tiegboro Camara et Claude Pivi alias Coplan ont été sommés par les hommes de la loi guinéenne de donner des explications sur cet épisode sombre et des plus macabres de l'histoire de la Guinée. Aboubakar Toumba Diakité, le " tombeur" du capitaine Moussa Dadis Camara est aussi dans le viseur de la justice. Actuellement, il se la coulerait douce du côté de Dakar, logé confortablement au deuxième étage d'un immeuble dans un quartier chic de la capitale sénégalaise sous l’œil protecteur d'une poignée de " gardes du corps". Quant à l'ancien leader du Conseil National pour la Démocratie et le Développement, le suspect numéro 1, il n'est pas inquiété pour le moment. Le capitaine Moussa Dadis Camara vit paisibelement son "exil doré" à Ouagadougou, sur les terres arides du Faso. Le lundi 28 septembre 2009, des militaires armés jusqu'aux dents avaient perpétré l'un des pires crimes de l'histoire de la Guinée au stade de l'horreur du 28 septembre, antre du football guinéen. Des opposants à une candidature du capitaine Moussa Dadis Camara à la présidentielle de 2010 y ont été massacrés par centaines. Sans oublier les femmes violées en plein air et en plein midi par des bidasses de la garde présidentielle. Jusqu'au jour d'aujourd'hui, les commanditaires et les auteurs de ce carnage ne sont pas inquiétés.

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