Affaire Issa Camara: où en est on avec la justice de Cheik Sako?

Affaire Issa Camara: où en est on avec la justice de Cheik Sako?
0 commentaires, 7 - 10 - 2016, by admin

Par Binany Bah et Thierno Yimbering Diallo
Près de quatre longs mois après les tragiques événements des 16, 17 et 18 juin dernier dans la ville de Mali, la justice du volubile garde des sceaux, Cheik Sako, piétine toujours sur cette sanglante affaire qui avait défrayé la chronique en Guinée et à l'étranger.
Jeudi, des ressortissants de la préfecture de Mali, sous la bannière de l'ADEMA, entendez " Association pour le Développement de Mali" étaient face à la presse, à Conakry. Objectif: révéler aux yeux de l'opinion nationale et internationale le manque de volonté politique pour faire la lumière sur les exactions commises par Issa Camara et ses hommes, mais aussi dénoncer le "refus" du ministère de la défense nationale de livrer les présumés auteurs et commanditaires à la justice, ont constaté sur place guineeinfos.org et nouvelledeguinee.com
" A l'heure où nous vous parlons, le ministère a auditionné certains militaires présumés coupables, et le colonel Issa lui-même. Mais, selon les informations que nous recevons, le ministère de la justice n'a encore pas eu l'autorisation du ministère de la défense pour mettre ces présumés coupables là où ils doivent être", déplore le président de l'ADEMA, Ibrahima Diallo.
Ce dernier avait à ses côtés, des membres de l'ADEMA, comme les jeunes activistes, Mamadou Kaly Diallo et Fatoumata DiarayeYimbering Diallo, le député UFDG de Mali, Hamidou Wora Diallo, Mariama Diakité et tant d'autres.
Les 16, 17 et 18 juin dernier, le soldat Issa Camara et ses hommes mettent la ville de Mali à feu et à sang. Conséquence de " l'usurpation de rôle" de Issa Camara et de son " insubordination"?
" Bastonnades de toutes sortes des civils par les militaires, 56 boutiques vandalisée, 16 voitures et camions saccagées, 6 motos brûlées, 37 chèvres fusillées ou égorgées, 8 bœufs abattus dont des femelles en gestation, des panneaux solaires emportés ou brisés", égrène, la voix amère, Ibahima Diallo. Des pertes énormes dont le coût est évalué à 1 milliard et demi de Francs Guinéens.
Face aux voix des sans voix, les différents orateurs ont réclamé justice. Pour eux, Issa Camara et ses hommes doivent répondre de leurs actes.

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