Ce que le président Condé pense de la révision constitutionnelle

Ce que le président Condé pense de la révision constitutionnelle
0 commentaires, 11 - 1 - 2015, by admin

Par Madjariou Barry En Afrique au sud Sahara, il est courant que des leaders, en fin de mandat, modifient la constitution afin de confisquer le pouvoir. Le dernier cas en date est celui du Burkina. Malheureusement pour l'ancien président du Faso, sa tentative, vouée à l’échec, a entraîné sa chute. Malgré l'humiliation de Blaise Compaoré, d'autres présidents africains n'entendent pas lâcher prise. Ils tiennent coûte que coûte à modifier la constitution afin de rester au pouvoir le plus longtemps possible. Les présidents Paul Kagamé du Rwanda, Denis Sassou N' Guesso du Congo Brazza, et Jospeh Kabila de la RDC sont dans cette situation. Ces trois leaders seraient tous tentés de " violer" la constitution, envers et contre tout. En Guinée, on n'en est pas encore arrivé là. Le président n'est qu'au terme de son premier mandat. Interrogé à se prononcer sur la révision de la constitution qui fait légion en Afrique Noire, Alpha Condé a dit que son obsession, c'est comment enrayer l'épidémie de la fièvre Ebola qui sévit en Guinée depuis une très longue année. " Pour le moment, ma préoccupation, c'est de lutter, vraiment, contre Ebola et de renforcer la démocratie en Guinée. Nous verrons ce problème après". Avare en paroles sur le sujet, Alpha Condé refuse catégoriquement de s'ériger en donneur de leçons. " Je pense que chacun doit réfléchir. La seule chose que je peux dire, nous devons gouverner au profit de la grande majorité de la population, c'est-à-dire : personne ne doit se sentir exclu, particulièrement la jeunesse et les femmes. Parce que, si les gens pensent que la richesse est confisquée par une minorité, je pense que ça va poser des problèmes", professe le chef de " Sékhoutouréyah". Au début des années 2000, la Guinée fut confrontée au casse-tête relatif à la modification de la constitution. Le général Lansana Condé, président à l'époque, était arrivé au terme de son deuxième et dernier mandat. Avides de l'argent du peuple, courtisans et rapaces qui peuplaient le Palais poussent le vieux général, malade et grabataire, à modifier la constitution. La suite sera comme un é scorpion à avaler" pour le président Conté. Reste à savoir si l'histoire va se répéter en Guinée un jour.

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