Présidentielle 2015 : " Si le PEDN me désigne, je serais au starting block", annonce Kouyaté

Présidentielle 2015 :
0 commentaires, 9 - 1 - 2015, by admin

Par Mamadou Saliou Diallo " Charité bien ordonnée commence par soi". Le président du Parti de l' Espoir et du Développement National fait sien cet adage. Au lieu de passer le temps à donner des leçons aux autres, Lansana Kouyaté préfère donner l'exemple : faire de son parti une formation véritablement démocratique; un modèle, un parti qui est loin d'être la " propriété du président". Alors que le pays s'achemine lentement mais sûrement vers la présidentielle de cette année, l'on se demande encore qui sera tenté d'affronter Alpha Condé, l'actuel chef de l' Etat, dans la mesure où aucun leader de l'opposition n'a officiellement fait acte de candidature. Quant à Lansana Kouyaté, il est hors de question pour lui de se présenter unilatéralement sans l'aval des militants de son parti. Sur ce point, il est catégorique. " Si mon parti, comme la précédente fois, décide d'avoir son président candidat ou un quelconque membre du parti candidat à la présidentielle, bien naturellement que je me plierais. Je vous dis : en 2010, lorsque le PEDN a eu sa convention, j'avais déjà averti mon bureau exécutif national que je ne veux pas être le seul candidat à l'investiture du parti. Je dis : on reproche aux Etats d'être dictateurs alors qu'il y'a de la dictature au sein des partis. Je ne veux pas que le PEDN soit un parti de dictature; ça peut paraître banal de penser que le président doit être forcément le candidat du parti". Et lui d'ajouter : " Le jour de notre convention ( en 2010 ndlr )où on allait désigner le candidat du parti, quand on m'a demandé, j'ai refusé d'abord de me présenter. Il a fallu que deux autres se soient présentés pour que je me présente aussi. J'y étais le troisième. C'est cela la démocratie. Je sais que j'allais gagner, mais ce qui peut paraître banal aujour'dhui ne le sera pas demain. Il n'est pas dit forcément que la majorité sera en adéquation avec le président". L'ancien premier ministre du gouvernement de large consensus envisage de faire tout son possible afin que le PEDN soit à même de lui "survivre" dans le futur. " Les présidents s'en vont, mais le parti doit rester. Et d'ailleurs, parce qu'on manque ce sens là, très souvent quand un parti est au pouvoir, quand son président, qui est en même temps président de la république quitte, le parti tombe. Mon parti désignera et si c'est moi qui suis désigné, je serais au starting block", note l'ancien quatrième homme de la présidentielle de 2010. Récemment, le président Alpha Condé a annoncé que la présidentielle va bel et bien se tenir cette année. Visiblement, pas optimiste, le chef de file du PEDN préconise néanmoins une réforme électorale en profondeur pour un scrutin juste, crédible et honnête. Faute de quoi, voici sa crainte : " On sait que l'arsenal électoral qui a été déroulé depuis les législatives jusqu'ici, cet arsenal demeure. Le dernier rapport, le tout récent rapport de International Crisis Group qui se réfère justement à ces élections législatives pour dire que c'était des élections totalement tronquées et que si les élections présidentielles devaient suivre le même chemin, alors la Guinée risque de basculer dans la violence. C'est Interntational Crisis Group qui le dit", se justifie-t-il.

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