Les chauves-souris DE L’Archevéché de Conakry porteuses ou non du Virus Ebola

Les chauves-souris DE L’Archevéché  de Conakry porteuses  ou non du Virus Ebola
0 commentaires, 8 - 12 - 2014, by admin

Les chauves-souris de l’Archevêché de Conakry vivent depuis des années en une forte colonie légendaire dans la commune de Kaloum à Conakry. La présence massive de ces mammifères de l’ordre des Chiroptères, généralement nocturnes, inquiète et préoccupe de nombreux observateurs de la localité, sachant que le pays, la Guinée est frappée par l’épidémie de la fièvre hémorragique à virus Ebola. Les chauves-souris, ainsi que des animaux de la brousse, sont reconnus par les spécialistes comme étant les éléments vecteurs de contamination du virus Ebola. La région forestière, notamment les préfectures de Macenta et de Gueckédou sont signalées comme les foyers incandescents de cette maladie. Il est également dit par les spécialistes, que dans ces préfectures, ce sont les chauves-souris qui ont surtout occasionné la propagation du virus maudit. La question pertinente qui se pose, mais négligée par les uns et les autres, est celle qui concerne la colonie de chauves-souris qui habitent les vieux arbres de l’Archevêché de Kaloum à Conakry. A quoi sont-elles différentes des chauves-souris de la région forestière ? Sont-elles porteuses ou non du virus Ebola ? Cependant, indique-t-on dans la localité, les chauves-souris de Kaloum qui vivent ici, il y a des décennies et des décennies, font leur apparition au petit crépuscule et prennent des directions diverses, selon leur instinct grégorien. Pour leur survie, souligne-t-on, elles s’alimentent de mangues mures, de goyaves et tout autre fruit. D’aucuns affirment même qu’elles sont aussi insectivores. Mais est-ce que ce caractère spécifique peut mettre en doute qu’une fois qu’elles soient consommées, elles ne peuvent pas porter préjudice à la santé humaine. Les chauves-souris de Kaloum, celles du Cimetière de Coléah et Boussoura dans la commune de Matam, comme toutes les autres espèces, sont soumises à un mouvement migratoire qui n’est pas contrôlé en Guinée. L’heure est donc à la réflexion. Les autorités à tous les niveaux, notamment le ministère de la Santé, la Coordination nationale de riposte contre Ebola, les institutions internationales, dont l’OMS, l’Unicef, Médecins Sans Frontières (MSF) et CDC Atlanta sont vivement invités à porter un regard à ce phénomène. L’inquiétude est grande et la riposte que cela peut représenter interpelle à la prudence et à la vigilance. AGP

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