Abdoulaye Diallo repond à Diallo Sadakaadji : " aucun homme sensé ne peut s'affilier à Alpha Condé"

Abdoulaye Diallo repond à Diallo Sadakaadji :
0 commentaires, 8 - 9 - 2014, by admin

Entre le fondateur du Mouvement pour la Solidarité et le Développement, Abdoulaye Diallo, et son président démissionnaire, Diallo Sadakaadji, l'heure est aux passes d'armes, via la presse. Dans une interview, le fondateur du MSD balaie du revers de la main les accusations portées à son encontre par le richissime homme d'affaires, Diallo Sadakaadji. Dans sa riposte, Abdoulaye Diallo met en cause les compétences du généreux homme d'affaires à gérer un parti politique. Interview...... Quelle est votre réaction après la démission du président de votre parti, Diallo Sadakaadji? Dr. Abdoulaye Diallo: en effet, c’est nous qui sommes partis vers lui. Nous l’avons demandé de nous associer à nous pour faire un mouvement d’ensemble qui va regrouper les guinéens au sein d’un tourbillon de paix, de solidarité et de développement. En effet, depuis qu’il est venu à la tête, il n’a rien fait. Il n’a absolument rien fait pour le parti. Il n’a fait aucun engagement tacite. Il n’a signé nulle part. Son seul travail est d’écrire des textes et afficher sur son site à Dakar. En Guinée on ne l’a jamais connu et on ne l’a jamais vu à l’œuvre. Donc, sa démission est un non évènement pour nous. On n’a vu aucune de ses actions bénéfiques pour le parti Quel bilan faites-vous de son passage à ce parti? Abdoulaye Diallo : sauf que les gens ont su qu’il est au Parti MSD. Je dis encore qu’il n’a rien pour le parti. Il n’a aucun bilan. Dans sa déclaration de démission, il vous accuse de faire le jeu du parti au pouvoir. Qu’est-ce que vous lui répondez? Abdoulaye Diallo : ça c’est d’accuser le chien de rage. Ce que je n’ai pas cherché chez lui je ne peux pas chercher ça ailleurs. Je n’ai cherché chez lui ni l’argent ni aucune faveur. Sans aucun engagement j’ai dit que je suis prêt à céder le leadership pour vu qu’on travaille ensemble. Ceci c’est pour faire gagner le parti et l’installer. Il n’a fait aucun engagement, pourquoi je vais accepter qu’on me manipule. Ce n’est pas vrai. Je ne cherche rien avec Alpha Condé qui a un régime le plus médiocre de la terre. Aucun homme sensé ne peut s’affilier à Alpha Condé. C’est des accusations fortuites qui prouvent que vraiment il n’a aucune chance de faire de la politique. Il est incapable de gérer une masse. Selon vous qu’est-ce qui a précipité sa démission? Abdoulaye Diallo : vous avez depuis le 7 juin, on s’est réuni en conseil national du parti, j’ai expliqué de contact que j’ai avec Diallo Sadakaadji à Dakar. Mais il y avait beaucoup de cadres du parti qui disaient : non on ne peut pas diriger le parti à partir de l’extérieur. Donc, il peut être dans le parti et être un membre du bureau ou le président du conseil consultatif du mouvement qui est en quelque sorte le parlement du parti. Comme je n’ai pas pu partir lui dire à vive voix, c’est le téléphone, finalement, même le contact téléphonique était coupé entre nous. Je l’appelais il ne décrochait pas, j’ai réuni le 19 août en conseil national du parti extraordinaire pour le démettre de ses fonctions. Nous avons déposé cette demande le 20 août au ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation. Comme il dépense des grosses sommes d’argent dans la médisance et l’espionnage, certainement il a eu vent de ce que nous avons décidé et il a anticipé pour démissionner. Nous attendions que le dossier suive son circuit normal avant d’officialiser sa destitution. Quand même vous saviez qu’il était à l’étranger avant de l’avoir confié le parti? Abdoulaye Diallo : c’était des difficultés. Je suis parti j’ai négocié avec lui. Il a dit qu’il veut être président, j’ai dit d’accord je suis prêt à céder. On s’est entendu que je vienne à Conakry restructurer et réunir une instance du parti qui va le mettre à la présidence. La même nuit je vais vers lui à Dakar pour finir les négociations pour délimiter et constituer le nouveau bureau exécutif du parti, c’était le 7 juin. Depuis ça, il a refusé complètement que je parte à Dakar. Chaque fois j’ai envie de m’embarquer, il dit non qu’il n’est pas à Dakar, qu’il est sorti d’attendre la semaine prochaine, ça a pris du temps jusqu’à maintenant. Ce n’est pas parce qu’il est à l’étranger qu’il ne peut gérer le parti. Mais, la capacité pour lui de gérer le parti depuis l’étranger qui est difficile. Wade a été à l’étranger pendant 4 ans avant de venir diriger le Sénégal. L’Ayatollah Khomeiny est resté 15 ans hors de l’Iran avant de venir organiser sa révolution islamique. Ce n’est pas la distance mais sa capacité de gérer qui fait défaut. On a compris que lui depuis l’étranger n’a pas la capacité de gérer un parti. Qu’est-ce que vous vous étiez entendu pour faire fonctionner le parti? Abdoulaye Diallo: les clauses c’étaient de faire fonctionner le parti en respectant le statut et les règlements intérieur que nous avons fondé et obtenu l’agrément le 6 octobre 2011. Les clauses étaient verbales. Quand il sera président du parti on devait finir les négociations pour faire un bureau exécutif et tracer les objectifs du parti, ce qui n’a jamais été fait. Il n’a pas respecté ses engagements, donc on l’a enlevé. Mais vous ne l’aviez pas informé avant de tenir la réunion le destituant? Abdoulaye Diallo : On ne pouvait pas l’informer. Quand je l’appelais au téléphone il ne décrochait pas. Mais vous pouviez l’informer par e-mail non? Abdoulaye Diallo : non je ne lui ai jamais écrit car le téléphone vaut mieux. Il sait bien mais il refuse. Chez lui, quand il a besoin de toi il t’appelle mais toi quand tu as besoin de le parler il ne décroche pas. La moindre des choses, c’est de décrocher les appels. Il est à Dakar, je suis à Conakry, normalement chaque matin la première chose qu’il devait faire c’est de m’appeler pour savoir le niveau de fonctionnement du parti. C’est la moindre de chose, dire Docteur qu’est-ce qui se passe, comment se porte le parti. Normalement c’est lui qui doit veiller à la cohésion du parti. Regrettez-vous de l’avoir confié le parti? Abdoulaye Diallo : non, c’est un geste normal. Je suis à la recherche des guinéens avec lesquels je peux m’entendre pour massifier le parti. Ce n’est pas à lui seul que j’avais proposé de collaborer pour faire fonctionner le parti. J’avais déjà proposé à d’autres partis qu’on laisse les agréments même si c’est au tirage au sort on prend un seul parti. Moi je ne peux pas fonder le parti pour uniquement que je sois président. Je veux une plateforme qui va mobiliser les guinéens dans un mouvement d’ensemble et sortir le pays de l’ornière, de l’état actuel dans lequel nous nous trouvons. Nous n’avons rien de commun comme Guinéens. Tous les Sénégalais parlent le Wolof, tous les Maliens parlent Bambara, tous les ivoiriens parlent le français, les Guinéens il n’y a rien de commun. Vous dites que vous ne regrettez pas mais vous avez fini quand même par le destituer de son poste? Abdoulaye Diallo : il a été destitué parce qu’il a été incapable. Nous ne regrettons rien. Nous sommes venus le voir, nous l’avons proposé quelque chose, il a accepté mais il n’a pas respecté ses engagements. Mais si vous saviez que vous alliez finir par le destituer vous n’alliez pas le proposer de présider votre parti. Abdoulaye Diallo : bien sûr que non. C’est-à-dire, on l’a découvert. C’est une expérience. Le parti n’est pas fait pour un jour ni pour une échéance électorale. Le parti est fait pour tous les hommes et pour tous les temps. On a acquis l’expérience. Avez-vous reçu de l’argent de la part de Diallo Sadakaadji pour qu’il dirige votre parti? Si oui combien? Abdoulaye Diallo : il n’a pas financé le parti même un franc. Dire que ça c’est l’argent du parti voilà je donne pour le parti, il ne l’a pas fait. On devait faire ça après la proclamation. Après que je vienne vers lui. Je ne lui ai rien réclamé. Je ne lui ai pas donné la présidence du parti pour avoir de l’argent. J’ai fondé le parti c’est pour changer un état de fait. Il ne vous a donné aucun franc? Abdoulaye Diallo : il m’a reçu et il m’a donné de l’argent mais ce n’est pas important. Un million, deux millions, trois milliards de francs guinéens? Abdoulaye Diallo : non, ça ce n’est pas le prix d’un parti. Il m’a donné entant que son hôte. Il m’a bien reçu. C’est à mon retour de Conakry qu’on devait faire tout autour du parti, les nouvelles orientations, le bureau exécutif. Il a entrepris la construction du siège mais comme on ne s’entendait pas j’ai cessé d’aller là-bas. Il vous a donné de l’argent pour la construction du siège? Abdoulaye Diallo : non, ce n’est pas à moi qu’il a donné de l’argent. C’est à son fils qu’il a donné l’argent. C’est son fils qui m’a appelé me dire que c’est terrain-là, papa veut qu’on construise le siège du parti. J’ai dit Ok. Moi je pensais qu’il fallait d’abord le cerveau avant le muscle. Vous l’avez côtoyé à un certain moment, selon vous a-t-il un avenir politique? Abdoulaye Diallo :son avenir politique ne m’intéresse pas. Vous savez changer de manteau d’homme d’affaire vers le manteau de politique c’est très difficile. Je crois qu’il n’a pas réussi et il ne réussira pas à le faire. Il est habitué à ce que tout le monde se courbe devant lui pour le demander. Il est habitué à fuir les gens. Difficilement il pourra faire la différence entre ceux qui sont venus pour le demander et ceux qui sont venus pour lui apporter. Quand je vais avec mon parti je le choisi pour être le président de la République, s’il me confond avec un mendiant c’est grave. Comme dans toute sa vie, il n’a géré que des mendiants difficilement il va gérer une masse. Le plus souvent, les gens qui gravitent autour de lui sont des escrocs, il n’y a pas de débat, il est habitué à la dictature. Difficilement il peut faire la politique. In aminata.com, partenaire de nouvelledeguinee.com

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