L’ancien avion présidentiel de l'ancien dictateur Roumain vendu 120 000 euros aux enchères

L’ancien avion présidentiel de l'ancien dictateur Roumain  vendu 120 000 euros aux enchères
0 commentaires, 28 - 5 - 2021, by admin

Le Rombac 1-11, version roumaine d’un appareil britannique, le BAC 1-11, avait été utilisé par l’ex-dictateur entre 1986 et décembre 1989.
Environ 150 collectionneurs et passionnés d’aviation se sont disputés aux enchères, jeudi 27 mai dans la soirée, au téléphone ou via internet, l’avion présidentiel de l’ancien dictateur communiste roumain Nicolae Ceausescu. Le Rombac 1-11, dont le prix avait été fixé à 25 000 euros par la maison de ventes Artmark, a finalement été vendu 120 000 euros.
Estampillé « République socialiste de Roumanie », le moyen-courrier « Rombac Super One-Eleven » était sorti en 1986 d’une usine de Bucarest, le cinquième d’un total de neuf conçus sous licence de la British Aircraft Corporation (BAC). La Roumanie devenait ainsi le premier pays d’Europe de l’Est à fabriquer des avions à réaction, hors URSS. De quoi « couronner l’indépendance industrielle » voulue par Ceausescu face au pouvoir soviétique, rappelle Artmark.
L’avion avait été utilisé par l’ex-dictateur entre 1986 et décembre 1989, y compris lors de son dernier voyage à l’étranger, en Iran, quelques jours avant d’être renversé et exécuté par balles le 25 décembre. Depuis cette date, il était remisé dans un hangar de la compagnie d’Etat Romavia, qui a fait faillite en 2014 et dont les biens sont mis en vente.
Afin de répondre aux exigences de Ceausescu, la cabine devait être aménagée pour comporter une chambre à coucher et un bureau, pour que le dictateur et son épouse Elena puissent jouer au backgammon, leur passe-temps favori, a confié sous couvert d’anonymat un ancien pilote qui avait volé avec le couple ( ... )
Eviter que l’appareil ne finisse à la ferraille
Après la mort de Ceausescu, l’avion présidentiel a été repris par la compagnie d’Etat Romavia, qui le louera à la société pakistanaise Aero Asia, avant de le laisser croupir au garage. Romavia ayant fait faillite en août 2014 et ce sont ses biens qui sont désormais vendus.
Pour empêcher que l’appareil de Ceausescu ne finisse à la ferraille, une poignée d’enthousiastes ont obtenu en mars que l’aéronef soit inscrit par les autorités au « patrimoine national ». « Il ne peut être ni démembré, ni modifié et ne peut surtout pas quitter le territoire roumain », explique Adrian Ciutan, ancien technicien Rombac à l’origine de cette campagne.
Mais on peut le transformer en musée et il peut toujours voler, à condition que le nouveau propriétaire consente à un investissement important pour remplacer la motorisation, dit-il. Toutefois, même si Artmark affirme que Ceausescu a volé à bord de l’engin, plusieurs aviateurs interrogés par l’Agence France-Presse assurent qu’il lui préférait… le Boeing 707.
AFP

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