« Il y a une lumière au bout du tunnel mais le tunnel est très long » : les recommandations de l’OMS pour endiguer la pandémie de Covid-19

« Il y a une lumière au bout du tunnel mais le tunnel est très long » : les recommandations de l’OMS pour endiguer la pandémie de Covid-19
0 commentaires, 16 - 1 - 2021, by admin

Le comité d’urgence de l’agence onusienne s’est réuni plus tôt que prévu, jeudi, pour faire face à la flambée épidémique du début d’année.
« Il y a une lumière au bout du tunnel mais le tunnel est très long. » Cet encouragement en demi-teinte de Maria Van Kerkhove, responsable de la gestion de la pandémie de Covid-19 à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), donne le ton des échanges qui ont eu cours lors d’une conférence de presse, vendredi 15 janvier, à l’agence onusienne. Face à la flambée épidémique actuelle, le comité d’urgence de l’OMS s’est réuni deux semaines plus tôt que prévu afin d’émettre des recommandations sur les variants plus contagieux identifiés dans différents pays du monde ainsi que sur la gestion de la vaccination.
Le comité a ainsi appelé la communauté internationale à étendre le séquençage du génome des nouveaux variants ainsi qu’à une plus grande collaboration scientifique pour faire face aux « inconnues fondamentales » qui subsistent quant au SARS-CoV-2. Les experts, qui se réunissaient pour la sixième fois depuis le début de la pandémie, ont également exhorté l’OMS à mettre au point un système normalisé de dénomination des nouveaux variants afin d’éviter les marqueurs géographiques, point sur lequel l’organisation a déjà commencé à travailler.
Entre les vaccins et les variants du Covid-19, c’est « une course contre la montre », selon le conseil scientifique
Le variant britannique, nommé « VoC 202012/01 », a été identifié jusque-là dans cinquante pays, tandis que le variant sud-africain, dit « 501Y.V2 », a été détecté dans une vingtaine de territoires, selon le dernier bilan épidémiologique de l’OMS, qui craint que ces chiffres ne soient sous-estimés.
En parallèle, un « variant inquiétant » a été identifié dimanche au Japon en provenance du Brésil. Dans ce pays, la ville de Manaus, martyre du Covid-19 en avril, est un train de vivre une deuxième vague qui dépassera peut-être la première en termes de morts et d’hospitalisations, alors que des chercheurs estimaient que plus des trois quarts des habitants de la ville (76 %) possédaient des anticorps contre le virus.
Faciliter l’accès des pays pauvres au vaccin
Par ailleurs, le comité a déclaré son opposition – « pour le moment » – à l’instauration d’un « passeport vaccinal » comme condition pour permettre l’entrée dans un pays à des voyageurs internationaux. « Il y a toujours trop d’inconnues fondamentales en termes d’efficacité des vaccins pour réduire la transmission [du virus] et les vaccins ne sont encore disponibles qu’en quantité limitée », peut-on lire dans ses recommandations. Ce passeport vaccinal était notamment demandé par une partie de l’industrie du tourisme, dans l’espoir de faciliter les déplacements entre pays.
Vaccins contre le Covid-19 : « De nombreux pays ont déjà réservé leur part du gâteau en passant des accords bilatéraux »
Concernant l’accès au vaccin, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a souhaité que les campagnes de vaccination aient débuté dans tous les pays du monde dans les cent prochains jours. Pour atteindre cet objectif, l’agence onusienne fonde ses espoirs sur Covax, initiative qui fédère 156 Etats, afin de faciliter l’accès des pays pauvres au vaccin contre le Covid-19. « Nous ne vivons pas dans un monde équitable mais Covax essaye d’atteindre cette équité », a mis en avant Mariângela Simao, directrice chargée de l’accès aux médicaments au sein de l’OMS. Parmi les 46 pays qui ont déjà commencé à vacciner leur population, 38 sont des pays riches.
Lemonde.fr

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