Ibrahima Barry Blasco, scrutateur du 64 eme congrès de la FIFA à Sao Paulo

Ibrahima Barry Blasco, scrutateur du  64 eme congrès de la FIFA à Sao Paulo
0 commentaires, 14 - 6 - 2014, by admin

Par Abdoulaye Conde ( Sao Paulo ) Le 64e congrès de la FIFA s'est tenu les 11 et 12 juin 2014 à Sao Paulo, la mégapole du Brésil qui accueille la coupe du monde. Dans l'ensemble, le président Joseph Sep Blatter peut sabler le champagne du triomphe. Pour l'Afrique et la Guinée, le choix du secrétaire général de la fédération guinéenne de football, Ibrahima Barry Blasco parmi les "arbitres" d'un congrès annoncé comme celui de tous les bras de fer est un honneur historique. Déjà en temps normal, même dans un congrès sans enjeu, la désignation d'un responsable ou d'un cadre du football pour une tâche aussi ordinaire ou si simple soit elle au compte de la FIFA ou de la CAF repose toujours sur des critères ne souffrant d'aucun indice de soupçon, de favoritisme encore moins de laxisme. À partir de cette logique implacable des instances internationales du sport, l'on cernera mieux et dans toute son ampleur la portée de la confiance placée par la FIFA en notre compatriote, Ibrahima Barry alias Blasco pour scruter, au nom de la CAF sur une liste très restreinte de personnalités sportives venues d'autres confédérations et dans une ambiance de crise ouverte, d'empoignades manifestes et sans merci au sommet du football mondial, les différents votes du congrès de Sao Paulo, tenu en marge de la 20e édition de la World Cup. Il faut d'emblée affirmer que la désignation du secrétaire général de la fédération guinéenne de football et celle des autres scrutateurs, dans un tel contexte, suppose l'aval de tous les protagonistes, de toutes les parties qui se battent, et dans les coulisses et sur la place publique, pour la présidence de la FIFA. Le président en exercice, le suisse Joseph Blatter, bien sur, mais aussi tous ceux qui s'activent à le détrôner ont marqué leur accord. Par rapport aux scrutateurs, les uns et les autres ont été unanimes à reconnaître la probité, la compétence et l'expérience des hauts cadres investis de la mission ardue et délicate "de compter et valider les votes des 209 association nationales présentes au Congrès sur des résolutions aussi importantes et cruciales que : 1-Le rapport d'activités de la FIFA ainsi que le rapport financier, le budget 2015 etc... 2- les propositions de réformes sur le règlement des agents de joueurs 3- le projet de modification des critères pour l'élection du Président de la FIFA 4- l'amendement sur la limitation d'âge et des mandats pour l'élection au Comité exécutif de la FIFA. ". En acceptant les résultats de tous ces votes comme fiables, reflétant valablement les choix exprimés par les congressistes, tous les dirigeants du football et autres participants au congrès reconnaissent la rigueur, le sérieux et l'honnêteté qui ont caractérisé le travail des scrutateurs. Le président de la fédération guinéenne de football, Salifou Camara Super V, le président Issa Ayatou et tout le comité exécutif de la CAF ont félicité et rendu hommage Ibrahima Barry Blasco pour ce rôle historique au nom de l'Afrique. A signaler que les autres scrutateurs étaient: Jonathan Ford de l'UEFA, Raymond Grant de la CONCACAF, Xavier Atala du CONMEBOL, Toufik Sarhan de l'AFC et Nankoot Tran de l'OFC Le triomphe de Blatter Sur fond d’accusations récurrentes de corruption concernant l’attribution du Mondial 2022 au Qatar et de guerre larvée de succession à la tête de l’instance entre Sepp Blatter (78 ans) et Michel Platini (58 ans), le Congrès annuel de la Fifa à Sao Paulo s’annonçait sanglant. Nul n'ayant crié à la fraude ou à la manipulation des votes, à cet effet, la mission des scrutateurs à été accomplie. Ainsi, En dépit de la controverse sur l'attribution de l'organisation de la Coupe du monde 2022, de la volonté de réforme de l’organisation ouvertement exprimée par certains de ses membres, le 64e congrès de la Fifa s’est achevé sans encombre pour son président Joseph Blatter. L'indéboulonnable patron de la fédération internationale du football, sort conforté de son congrès. Celui-ci a entériné un nouvel accroissement du financement du développement du foot. A la veille du coup d'envoi du Mondial brésilien, le président sortant, candidat à un cinquième mandat a certes eu droit à quelques piques le premier jour, mais ce sommet du « foot » mondial ne s’en est pas moins achevé sur diverses orientations politiques consensuelles. « Nous devons porter le flambeau de l’honnêteté, de la responsabilité et du respect », s’est ainsi exclamé Joseph Blatter, avant de défendre le « véritable esprit du sport » : fair-play, solidarité, intégrité. Il a également plaidé pour un nouvel accroissement du financement du développement du football que la Fifa assume par le biais des recettes colossales générées par son événement phare, la Coupe du monde . En la matière, le 64e congrès a effectivement entériné un nouveau seuil : la fédération internationale doit en effet consacrer 900 millions de dollars à ses différents programmes et initiatives en faveur du foot sur la période 2015-2018 (nouveau cycle quadriennal s’achevant par un Mondial), soit une hausse de 100 millions par rapport à la prévision budgétaire pour 2011-2014. Simultanément, l’organisation internationale (209 associations membres) engrangerait un total de produits quasi étal à 5 milliards de dollars, le cumul de charges atteignant 4,9 milliards. Par ailleurs, la Fifa a décidé la création d’un groupe de travail relatif à la propriété des droits économiques des joueurs par des tiers, sujet sensible pour les transferts. Son poids économique est estimé à 360 millions de dollars, soit 9,7 % du montant total des indemnités de transferts internationaux, sachant que le pourcentage des indemnités de transfert attribué aux tierces parties varie de 10 % à 40 %. A titre de comparaison, la Fifa recommande qu’un intermédiaire perçoit au plus 3 % du revenu brut de base d’un joueur transféré ou de l’indemnité de transfert dans son nouveau règlement sur la collaboration avec les intermédiaires, adopté dans le cadre du 64e congrès.

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