Les leaders politiques étaient ils trop pressés pour aller à la présidentielle de 2010 ?

Les leaders politiques étaient ils trop pressés pour aller à la présidentielle de 2010 ?
0 commentaires, 22 - 9 - 2019, by admin

Par Talibé Missidè
Près de 10 ans après la présidentielle de 2010, ce scrutin majeur et historique est loin de dévoiler tous ses secrets. Plus le temps passe, plus on apprend sur ce qui s'est réellement passé avant l'organisation du vote marqué par la " victoire" de Alpha Condé.
D'après des révélations faites par le président du Parti de l'Espoir pour le Développement National, en 2010, les leaders politiques, notamment ceux qui étaient en lice pour la présidentielle, ont commis une erreur collective, fatale.
Lansana Kouyaté reproche à ses collègues d'avoir été trop pressés pour aller à une élection alors que toutes les garanties ne sont pas mises en place pour la transparence du vote... Mais aussi sur la vie de la nation après la présidentielle de 2010.
" Lorsque nous avons décidé que les militaires doivent assurer une transition des plus courtes, j'ai exprimé, au nom de mon parti, mes inquiétudes. J'ai dit: si nous allons trop rapidement, j'ai peur que l'élection qui vienne ne soit bâclée. J'ai dit: si on doit quitter Conakry pour Kankan, on ne se réveille pas à 07 heures pour dire qu'on sera à Kankan à 08 heures. On finira dans les fossés", déplore Lansana Kouyaté au micro de nouvelledeguinee.com
" Mes amis n'ont pas compris. Ils ont dit que mon parti était très jeune (... ) J'ai eu le courage dire que si on va trop vite, on organisera mal. Et, ça n'a pas manqué", ajoute l'ancien premier ministre du gouvernement de large consensus.
Visiblement déçu par l'allure actuelle de la situation politique dans la Guinée de Alpha Condé, le leader du PE.D.N rappelle qu' " Il n' y a pas d'élections. Il y'a un processus électoral qui est là, qui est l'enchevêtrement, bout à bout, d'opérations qui doivent être maîtrisées".
Ancien allié de Alpha Condé, Lansana Kouyaté se démarque du président au lendemain de l'élection présidentielle de 2010. Depuis, c'est le divorce. Toutes les tentatives de rapprochement ont échoué. Droit dans ses bottes, l'ancien sous-secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies se radicalise contre son ancien allié... Et tire la sonnette d'alarme au sujet de la gourmandise du pouvoir du président Alpha Condé.

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