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Ebola : l'OMS déclare une urgence internationale pour l'épidémie qui frappe la RDC

Ebola : l'OMS déclare une urgence internationale pour l'épidémie qui frappe la RDC
0 commentaires, 18 - 5 - 2026, by admin

C'est une épidémie qui frappe de plein fouet la République démocratique du Congo (RDC). L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclenché ce dimanche 17 mai son deuxième niveau d'alerte internationale le plus élevé face à une épidémie d'Ebola causée par un variant hautement létal et sans vaccin.
Selon un communiqué publié sur X par l'OMS, son directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus a statué que le virus "constitue une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI), mais ne répond pas aux critères d'une urgence pandémique". L'USPPI est, depuis 2024, le deuxième niveau d'alerte le plus élevé de l'OMS, derrière celui d'"urgence due à une pandémie".
Ebola, qui provoque une fièvre hémorragique extrêmement contagieuse, reste redoutable malgré de récents vaccins et traitements, efficaces uniquement contre la souche Zaïre à l'origine des plus grandes épidémies recensées.
Un taux de létalité très important
La province d'Ituri, dans le nord-est de la RDC, est frappée par le variant Bundibugyo d'Ebola, contre lequel il n'existe aucun vaccin. Au 16 mai, l'OMS a confirmé huit cas en laboratoire et recensé 246 cas suspects et 80 décès suspects dans la province, ainsi qu'un autre cas confirmé à Kinshasa et un décès à Kampala, en Ouganda, parmi des voyageurs récemment revenus d'Ituri. L'Agence sanitaire de l'Union africaine, l'Africa CDC, a enregistré pour sa part 88 décès vraisemblablement dus au virus sur 336 cas suspects, selon les derniers chiffres publiés samedi.
Le foyer de l'épidémie se trouvant dans une zone difficilement accessible, peu d'échantillons ont été testés en laboratoire et les bilans s'appuient majoritairement sur des cas de suspicion. Le virus a fait plus de 15.000 morts en Afrique au cours des 50 dernières années. Lors des flambées épidémiques précédentes, le taux de mortalité a fluctué entre 25% et 90%, selon l'OMS. "La souche Bundibugyo n'a pas de vaccin et n'a pas de traitement spécifique", a souligné samedi le ministre de la Santé congolais, Samuel-Roger Kamba, ajoutant qu'"avec cette souche, le taux de létalité est très important, on peut aller jusqu'à 50%".
Le variant Bundibugyo n'a provoqué que deux épidémies dans le monde à ce jour, en Ouganda en 2007 (42 décès sur 131 cas confirmés) et en RDC en 2012 (13 décès sur 38 cas confirmés). La RDC avait connu une épidémie d'Ebola entre août et décembre 2025, avec au moins 34 morts. L'épidémie la plus meurtrière y avait fait près de 2.300 morts pour 3.500 malades, entre 2018 et 2020.
AFP

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