Décès de Toumba Diakité: Cellou Dalein Diallo dénonce un " assassinat extrajudiciaire"
Par Kikala
Le commandant Aboubacar Sidiki Diakité, dit « Toumba », ancien aide de camp de Moussa Dadis Camara, est décédé dans la nuit du 24 au 25 mars 2026 à l'hôpital militaire du camp Samory Touré à Conakry.
Près d'une semaine après, la disparition surprise du tombeur de Moussa Dadis Camara continue de défrayer la chronique sur fond de suspicion et d'interrogations en Guinée et même au-delà, à l' étranger. En exil depuis un bon bout de temps, le leader de l' Union des Forces Démocratiques de Guinée, à l'image de nombreux compatriotes, a réagi à la mort du commandant Abdoubacar Sidiki Diakité, alias Toumba.
Comme à l'accoutumée, c'est sur son réseau social Facebook que l'opposant à Mamadi Doumbouya a pris la parole au sujet de la disparition de l'ancien aide de camp de l'homme du 23 décembre. Cellou Dalein Diallo voit des " conditions troubles" dans cette affaire.
" L’élimination physique d’un prévenu en détention ou d’un condamné purgeant une peine de prison est un assassinat extrajudiciaire puni par les lois de la République, quelle que soit la gravité des crimes qui leur sont reprochés", a-t-il déclaré. Dans son post, Cellou Dalein Diallo a rappelé d'autres cas similaires concernant des hauts gradés, en l'occurrence, Claude Pivi, alias Coplan, Sadiba Koulibaly, ancien numéro deux du CNRD de Mamadi Doumbouya, et Pépé Célestin Bilivogui.
L'ancien premier ministre est également revenu sur les " disparitions forcées" des activistes de la société civile, Foniké Mengué et Billo Bah, du haut fonctionnaire, Sadou Nimaga, du journaliste, Habib Marouane Camara, des militants de l’UFDG, Mabory Barry, Mme Diallo Nènè Oussou et du fils de Facinet Camara, ainsi que du père du journaliste en exil, Babila Keita, et des enfants de la star du reggae, Élie Kamano.
Figure emblématique et majeure du procès historique du massacre du 28 septembre, Aboubacar Sidiki Diakité, alias Toumba, purgeait une peine de dix ans pour " Crimes contre l' Humanité" à la Maison Centrale de Conakry avant d'être transféré, en février dernier, dans des conditions rocambolesques, vers le pénitencier de Coyah.

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