Victoire présidentielle téléphonée pour Doumbouya
Élu avec le score conséquent de 86,72 % des suffrages exprimés, selon les résultats provisoires, Mamadi Doumbouya voit son élection validée par les observateurs internationaux à l’issue de la présidentielle du 28 décembre.
Les putschistes se suivent et se ressemblent, plus ou moins. Alors que les Sahéliens se serrent les coudes, dans une stratégie mimétique de dénigrement des processus démocratiques jugés corrompus, d’autres militaires aux parcours peu constitutionnels préfèrent devancer l’iguane de l’usure dans l’eau de la critique, comme le Gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema ou le Tchadien Mahamat Idriss Déby Itno. Après plusieurs incertitudes sur le terme de la transition issue du coup d’État de septembre 2021, Mamadi Doumbouya semblait hésiter sur la manière de ramener la Guinée à l’ordre constitutionnel. Il peaufinait sa trajectoire personnelle.
Scénario classique
Secundo, les organisateurs du scrutin ont méthodiquement écarté les présidentiables de poids, notamment le prédécesseur de Doumbouya, Alpha Condé, et les ex-Premiers ministres, Sidya Touré et Cellou Dalein Diallo.
Occidentalo-compatible ?
Alors que l’arrivée au pouvoir de Doumbouya fut interprétée comme un énième domino tombé en Afrique de l’Ouest, le putschiste guinéen n’a pas emboîté les pas des membres de la confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), notamment dans la dénonciation outrancière de politiques occidentales qualifiées d’impérialistes.C’est sans doute pour cela que malgré les critiques faites au processus électoral, la France ne devrait guère broncher. Cette France où fut affecté le légionnaire Mamadi Doumbouya. Cette France où il fut stagiaire de l’École de guerre et obtint un brevet français d’études supérieures militaires, puis un master de défense de l’université Paris-Panthéon-Assas et un diplôme à Saumur. Cette France d’où est originaire son épouse, la gendarme Lauriane Darboux-Doumbouya.
Source: JA

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