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La Guinée, un pays de violence institutionnalisée et légalisée

La Guinée, un pays de violence institutionnalisée et légalisée
0 commentaires, 2 - 7 - 2024, by admin

Par Boubacar Barry
Pays de la sous-région ouest-africaine, la Guinée continue de vivre une histoire teintée de violences depuis son indépendance en 1958. Les régimes se succèdent et les violences se répètent.
La Guinée est un pays de violence institutionnalisée et légalisée. D’abord, violence institutionnalisée. Car, les dirigeants fait de la violence, un mode de fonctionnement pour arriver et se maintenir au pouvoir. Ils en ont fait de la violence comme solution. Si vous lisez l’histoire de la Guinée, le pays est fondé sur la violence de l’indépendance à nos jours.
D’abord, après l’indépendance en 1958 ! Après l’indépendance, le régime de Monsieur Sékou Touré a mis en place un pouvoir de répression et nul ne sait combien de personnes ont perdu la vie dans les prisons de Conakry, mais aussi à d’autres endroits. Pourtant, des Guinéens étaient d’accord et continuaient à applaudir le pouvoir jusqu’à la mort du président Sékou Touré en 1984.
A la prise du pouvoir par le président Conté, les Guinéens avaient l’espoir de voir enfin le soleil mais le contraire s’est produit dès 1985 après le coup de Diarra et le fameux célèbre phrase du président Conté " Moh fataraa" avec des exécutions et des emprisonnements.
Est-ce qu’à l’époque, le président Conté avait-été rappelé l’importance de laisser la justice faire son travail ?
Non ! Pourtant, la justice guinéenne est composée par des Guinéens qui ont appris du passé du régime Sékou Touré, mais qui reproduisent les mêmes erreurs en espérant changer.
En 1991, 1993, 1996, 2001, 2007, combien de Guinéens ont perdu la vie sans que la lumière ne soit faite ?
Nul ne sait. La même chose s’est produite en 2009 sous le capitaine après la mort du général Lansana Conté. Pourtant, nous avons tous vu la liesse populaire dans les quartiers de Conakry à sa prise du pouvoir avec un espoir suscité, mais nous connaissons la suite.
L’arrivée du président Condé en 2010 était célébrée comme un espoir de délivrance pour la nation guinéenne. Car, on avait eu pour la première fois un président démocratiquement élu, un ancien opposant historique qui avait la connaissance des coulisses du pouvoir et l’importance de la démocratie. Mais histoires semblables ont refait avec des corvées de questions sur ce qui se passe.
Et voilà, le 5 septembre 2021 nous replonge dans les années 1984 et 2008, mais aussi les pratiques de 1958 à 1984 avec l’intimidation, les arrestations, les accusations et la haine envers l’autre.
Bizarrement, tous ces exactions sont commises par des fils du pays et non une force étrangère. Dans notre prochaine publication, on évoquera la question de légalisation de violence en Guinée…
Boubacar Barry
Vice-président du Front national pour le développement

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