S.O.S pour le journaliste Gaoussou Diaby
Par Ibrahima Jair Kéîta
Bana Sidibé, le bâtisseur de la Capitale Conakry, est mort dans l’anonymat l’année dernière, sans la reconnaissance de la nation qu’il a servie dans le professionnalisme et l’intégrité, à travers des actes des Ministères des TP et de l’Urbanisme dont il a été le plus illustre des locataires.
Gaoussou Diaby, le dernier survivant des grands pionniers du journalisme sportif Guinéen et africain souffre depuis plus d’un an, terrassé par un AVC. Depuis la fin des années 1960, avec Pathé Diallo, Aboubacar Kanté et Kabiné Kouyaté, Gaoussou a couvert tous les événements sportifs dans un professionnalisme exemplaire.
En Afrique et dans l’espace francophone, où il a toujours fait honneur à la Guinée, il est de la génération des célébrités comme Léon Folquet, Mahjoub Faouzi, Jean Diatta, Thimpumpu Wa Thimpumpu, Bisuma Zinga, Demba Coulibaly, Hedi Hamel, Pierre Zogo, Jean-marie Etoudy, Alain Breneau, Gérard Dreyfus...
50 ans de loyaux services pour l’honneur du pays dans la couverture sportive (football local, africain et international, Rallye Paris-Dakar, Jeux Africains et Olympiques, Cyclisme, Basket et aures), méritent une reconnaissance dans les moments difficiles du 3ème âge.
Si je salue les actes et les efforts de reconnaissance du Ministre de la Culture (Moussa Moïse Sylla) en faveur des artistes, je suis par contre, étonné et déçu des Ministres en charge de l’information et des sports pour la prise en charge de Gaoussou Diaby.
Je suis aussi déçu de l’immobilisme des organisations de la corporation des médias en faveur d’un Doyen qui a fait preuve de disponibilité dans la formation et l’encadrement des générations actuelles.
Cultivons en nous les vertus de la reconnaissance aux plus méritants d’entre nous. C'est un devoir moral.
À défaut d’une évacuation sanitaire, Gaoussou Diaby a besoin de la solidarité nationale à travers les Ministères qu’ils a servis et les organisations de la confrerie des médias. Tout homme est appelé à mourir.
Les aînés et les grands serviteurs ne souhaitent qu’une seule chose : la reconnaissance de la société.
Avec cette reconnaissance, ils s’en iront dans la fierté, loin de l’amertume.
Les oraisons funèbres n’ont aucun sens pour les morts.
Exprimons leur notre solidarité, notre reconnaissance de leurs vivants.
Ensemble, SOLIDARITÉ POUR GAOUSSOU DIABY.

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