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L’obligation du Permis de conduire pour les engins à deux ou trois roues. Est-ce une bonne décision ?

L’obligation du Permis de conduire pour les engins à deux ou trois roues. Est-ce une bonne décision ?
0 commentaires, 29 - 11 - 2025, by admin

Par Ibrahima Jair Kéïta
Les engins à deux ou trois roues représentent plus de 70% des véhicules terrestres à moteur sur le territoire national.
1 Ils sont nettement plus nombreux aussi bien dans les zones urbaines qu'en zones rurales.
2. L’image de la circulation routière à Conakry, dans les villes de l’intérieur et en campagne doit préoccuper chaque Guinéen.
L’excès de vitesse, la violation des panneaux lumineux et de signalisation, la surcharge, les dépassements sans précautions, l’inconscience, bref l’ignorance totale ou la violation délibérée du Code de la route ou du simple code de bonne attitude sur la voie publique.
3. Les Taxi-motos sont les plus sollicités par les populations pour les courses de courte distance. Ce besoin a donné naissance à un métier très prisé par la jeunesse : le métier de Taxi-motos. Ce sont des dizaines de milliers de jeunes qui pratiquent ce métier qui a surclassé les taxis traditionnels à Conakry.
Même les Magbanas ont du mal à faire le plein dans la capitale et sa périphérie.
À Conakry, ce sont des dizaines de milliers de personnes qui sont transportées chaque jour.
Sur tout le territoire, les passagers transportés quotidiennement peuvent être estimés en centaine de milliers.
Ce sont des vies qui sont ainsi en danger de manière quasi-permanente.
Faut-il laisser nos compatriotes dans des mains de conducteurs n’ayant aucune idée du Code de la route ?
4. La forte sinistralité des engins à deux ou trois roues doit être une préoccupation majeure pour tous.
Les motos causent au moins 5 fois plus d’accidents que les automobiles. Dans les zones rurales, les Taxi-motos ont presque l’exclusivité des accidents.
Conséquences : des familles sont endeuillées, des bras valides sont devenus des handicapés pour toujours, donc des charges pour les parents.
Cette année, au mois de mai à Kindia, un Étudiant de Licence 3, en excès de vitesse, est entré dans un camion. Après 6 jours coma, il a rendu l’âme. Il était à la fin de ses études.
Le mois suivant, toujours à Kindia, un diplômé sans emploi et un étudiant de Licence 2 (tous en excès de vitesse et faisant le taxis) sont entrés en collision frontale : ils sont tous morts, avec des passagers gravement blessés.
Une Étudiante en L2, unique enfant, a été mortellement fauchée dans la Commune de Ratoma, de retour de l’Institut.
Que chaque Guinéen se mette à la place des parents de ces jeunes.
Nous comprendrons l’utilité de la formation à la conduite des motos et à la stricte observation du Code de la route. C'est dans l’intérêt des jeunes. C'est aussi dans l’intérêt des potentiels passagers que nous sommes.
Ceux qui conduisent les motos sont des bras valides, des jeunes pères de famille, des soutiens de certains ménages. Ils sont l’avenir du pays. C'est le devoir de l’État de prendre des mesures pour leur protection et la protection de la société entière.
En cela, il y a lieu d’encourager le Département des Transports et ses services compétents. Toutefois, et au regard du grand nombre de conducteurs concernés (environ 300 000 motos, sauf erreur), je serai tenté de solliciter du Gouvernement, un prix abordable et motivant pour une adhésion massive des motocyclistes. Que le Gouvernement veuille subventionner l’opération à 50% par exemple, en vue de rendre le prix abordable et favoriser une adhésion massive.
Je voudrais conclure par deux vérités que vous partagerez certainement avec moi :
1. Les motos sont très utiles dans notre pays.
2. Les motos tuent trop dans notre pays.

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