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Lettre ouverte au Ministre de l’éducation nationale

Lettre ouverte au  Ministre de l’éducation nationale
0 commentaires, 22 - 7 - 2025, by admin

Par Ibrahima Jair Kéïta
Monsieur le Ministre,
J'ai l’honneur de suggérer à votre bienveillance l’institution des sanctions à l’encontre des dirigeants de nos Écoles publiques qui se distinguent négativement par les mauvais résultats aux examens nationaux.
En effet, nombreuses sont les Écoles qui manquent de sérieux dans la formation des élèves : absentéisme notoire, niveau limité de certains enseignants, manque de contrôle de la qualité de l’enseignement, manque de rigueur, affairisme et militantisme de certains encadreurs, désordre dans certaines écoles,...
Pourtant ces écoles regorgent d’élèves doués qui ont besoin d’encadrement par des initiatives devant être inspirées et suivies par les Directeurs, les Censeurs, les Proviseurs, sous la supervision des Directeurs communaux ou préfectoraux de l’éducation.
Souvent, ces derniers s’érigent en simple administrateur, abandonnant leurs fonctions de supervision de la qualité de l’enseignement et de contrôle des enseignants. À la proclamation des résultats, il est courant d’apprendre que :
1. Des Préfectures ont a peine 5% d’admis au baccalauréat.
2. Des Communes rurales ont a peine 10% d’admis au BEPC.
3. Des ecoles primaires ont a peine 15% d’admis.
Curieusement, les mêmes encadreurs sont reconduits dans leurs fonctions, malgré ces piètres résultats.
C'est vrai que la responsabilité parentale est partie prenante dans l’échec massif des enfants.
Pour leur part, les encadreurs des écoles publiques doivent jouer leur partition pour la qualité de la formation et la rigueur dans le suivi des enseignants.
Pour restaurer la confiance des populations aux écoles publiques, je voudrais vous suggérer d’intituer une échelle de sanctions à infliger aux mauvais encadreurs du système éducatif guinéen pour insuffisance de résultat.
1. Au niveau des Préfectures : la révocation et le remplacement de tout Directeur Préfectoal de l’Éducation dont les résultats moyens de la Préfecture aux examens nationaux n’atteignent pas les 40%.
2. Au niveau des lycées publics : la révocation et le remplacement du Proviseur dont le taux d’admission au baccalauréat est inférieur à 50%.
3. Au niveau des Collèges : révocation et remplacement du Censeur pour résultat inférieur à 55%
4. Au niveau des écoles primaires : révocation et remplacement du Directeur pour résultat inférieur à 60%.
Au niveau de l’enseignement privé, la fermeture de l’école pour résultats inférieurs à 60% sur trois années consécutives.
A contrario, je suggère que les dirigeants des écoles publiques qui réalisent un taux d’admission de plus 75% soient célébrés, récompensés et promus.
Monsieur le Ministre,
Permettez-moi enfin de vous suggérer d’instituer le classement des meilleures écoles publiques par Commune, par Préfecture et à l’échelle nationale sur la base des taux de réussite aux examens nationaux.
Ces formes de sanction, de motivation et de stimulation inspireront sans doute de nouvelles initiatives dans le sens de l’organisation des cours, du contrôle de qualité de l’apprentissage et de la régularité des enseignants en classe.
L’élan en cours doit être poursuivi et pourrait être amélioré par ce que je viens de décliner.
Chargé de cours (Extra muros) dans des Universités, je suis au nombre de ceux qui vivent et déplorent le niveau général des produits livrés par nos lycées.
J’ose espérer que cette contribution sera appréciée à sa juste valeur, le cas échéant, améliorée en vue de sanctionner positivement et négativement les meilleurs et les mauvais encadreurs du système éducatif guinéen.
Avec cet espoir,
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mes sentiments des meilleurs.

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