Retrouvez en temps réel et en continu des infos inédites sur le site phare de la Guinée

Hommage à BEA, l’originel, le survivant d’un régime contesté !

Hommage à  BEA, l’originel, le survivant d’un régime contesté !
0 commentaires, 21 - 8 - 2022, by admin

18 Août 1984-18 Août 2022, il y a de cela 38 ans que Louis Lansana Béavogui est mort en détention à Kindia.
Né le 28 décembre 1923 à Macenta, élu maire de Kissidougou à 31 ans, il est député en janvier 1956, devenant ainsi l’un des trois représentants de la Guinée sur les bancs de l’Assemblée nationale française. Après l’indépendance de son pays le 2 octobre 1958, il est nommé au gouvernement en tant que ministre des Affaires économiques et de la planification, puis ministre des Affaires étrangères en 1961.
En octobre 1966, alors que le gouvernement guinéen a permis à Kwamé Nkrumah, l’ancien président ghanéen renversé quelques mois plus tôt par un coup d’État, de trouver refuge sur son territoire, les autorités ghanéennes retiennent Béavogui à l’aéroport d’Accra, alors qu’il se rendait à une conférence de l’Organisation de l’unité africaine en Éthiopie. En mai 1969, il quitte ses fonctions de ministre des Affaires étrangères qu’il occupait depuis huit ans, et retrouve son ancien poste au ministère de l’Économie.
À l’issue du 9è Congrès du Parti Démocratique de Guinée, alors au pouvoir, le 25 avril 1972, Sékou Touré le nomme Premier ministre, une fonction qui n’existait pas auparavant. Il prend ses fonctions le lendemain. Le 26 mars 1984, Sékou Touré meurt à Cleveland lors d’une opération cardiaque. Louis Lansana Béavogui est alors chargé d’assurer l’intérim bien que beaucoup de membres de l’entourage doutent de son leadership et « de sa mauvaise santé
Au cours de sa brève présidence, il dit au revoir à son prédécesseur lors de ses funérailles. Lansana Béavogui prend la parole lors d’un rassemblement de deuil au Palais du Peuple le 28 mars, rencontre de nombreuses délégations arrivant pour les funérailles à l’aéroport et lit un discours d’adieu aux funérailles de Sékou Touré le 30 mars.
Il est renversé le 3 avril suivant par un coup d’État militaire dirigé par Lansana Conté et Diarra Traoré. Il est dès lors emprisonné à la maison centrale de Kindia où il meurt de diabète lors d’une hospitalisation en août 1984.
CG

0 Commentaires

Publiez le 1er commentaire pour cet article !

Laisser un commentaire

Votre email ne sera pas mis en ligne. Les champs avec un * sont obligatoires.
ENVOYER