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France: une militante pour le suicide assisté, s'est donné la mort à l'âge de 78 ans

France: une militante pour le suicide assisté, s'est donné la mort à l'âge de 78 ans
0 commentaires, 5 - 4 - 2022, by admin

Elle aimait rappeler qu'elle militait pour l'Interruption Volontaire de Vieillesse. Jacqueline Jencquel, figure médiatique défendant la légalisation du suicide assisté en France, s'est donné la mort fin mars à l'âge de 78 ans.
Dans le dernier billet du blog qu'elle tenait sur le site du quotidien suisse Le Temps, elle indiquait qu'elle s'apprêtait à mourir seule chez elle, et non en Suisse, pays où le suicide assisté est légal, comme elle l'avait prévu.
"Je n'ai pas eu envie de m'exiler pour mourir, et j'ai la chance de pouvoir choisir car j'ai le bon produit. Pourquoi? J'y ai pensé en amont, c'est tout", peut-on lire dans cette publication mise en ligne le 29 mars, où elle regrettait amèrement l'absence d'un dispositif permettant de choisir sa fin de vie dans l'Hexagone.
La peur de la dépendance
Le grand public l'avait découvert à la fin de l'été 2018. Elle avait donné plusieurs entretiens à des médias comme Konbini et Brut, où elle indiquait vouloir mettre fin à ses jours en janvier 2020. "Il faut bien fixer une date à un moment ou à un autre", disait-elle. Elle ne souffrait d'aucune pathologie la condamnant, mais son dossier médical était suffisamment étayé pour qu'elle puisse mourir selon la loi suisse.
Militante au sein de l'ADMD
Jacqueline Jencquel est née en 1943 à Tien-Tsien, en Chine. Ses parents étaient russes, son père avocat, comme on l'apprend dans le portrait que lui a consacré Libération. Après des études à la Sorbonne, elle devient professeure de français et d'anglais. Elle épouse ensuite un homme d'affaires allemand, déménage à Caracas... "J'ai tout fait, j'ai voyagé dans le monde entier, j'ai fait trois garçons", rappelait-elle dans les colonnes du quotidien.
Cultivée et bourgeoise, elle résidait dans un appartement situé rue du Bac, dans le très huppé sixième arrondissement parisien, et aimait ponctuer ses interventions de citations littéraires. La pandémie de Covid-19 avait remis en perspective ses rapports avec ses proches.
"Nous n'avons pas une vie de famille très proche. Aujourd'hui, dans le monde actuel, les gens habitent où ils peuvent pour gagner leur vie. Après le Covid, qu'est-ce que ça change que je sois là ou pas?", s'était-elle interrogée sur le plateau de BFMTV.
Plus récemment, elle s'était penchée sur la guerre en Ukraine sur son blog. "Je n‘ai plus envie de parler de moi car que valent les atermoiements d‘une vieille bourge privilégiée par rapport aux femmes et aux enfants obligés de fuir leur pays? La mort est là, elle est palpable", disait-elle ( ... )
Finalement, Jacqueline Jencquel aura mis fin à ses jours sans avoir vu la cause pour laquelle elle a longtemps milité au sein de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) devenir légale en France.
Source: BFMTV

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