Crise climatique: la fin du monde estimée à 2050, selon des chercheurs australiens

Crise climatique: la fin du monde estimée à 2050, selon des chercheurs australiens
0 commentaires, 8 - 6 - 2019, by admin

Beaucoup plus vite que prévu. Selon des chercheurs australiens réputés, la fin de notre civilisation pourrait avoir lieu en 2050, à cause du changement climatique.
Il pourrait nous rester finalement que très peu d’années à vivre. Trente ans au plus. C’est l’angoissante conclusion d’un rapport écrit par des scientifiques australiens, du « Breakthrough National Centre for Climate Restoration ».
Ces chercheurs du think tank australien ont fait des estimations en fonction du non-respect des recommandations des Accords de Paris, par les pays signataires. Dès lors, les températures devraient continuer à augmenter d’un minimum de 3 degrés et provoquer à court et moyen terme une destruction des écosystèmes de l’Arctique à l’Amazonie. Ce dérèglement climatique entraînera alors beaucoup de sécheresse, de la famine et un sérieux trouble de l’ordre international. Plus de la moitié de la population mondiale serait soumise à vingt jours par an de « chaleur létale ».
« La planète et l’humanité auront atteint un point de non-retour à la moitié du siècle […] Sans une action radicale et immédiate, nos perspectives sont faibles », affirment Ian Dunlop, l’ancien président de l’Australian Coal Association et ancien dirigeant de l’industrie du pétrole, du gaz et du charbon et David Spratt, directeur de Breakthrough National Centre, dans un rapport de dix pages qui fait office d’alerte.
Dix ans pour agir, estime le GIEC
Trente ans, à première vue, cela paraît assez court. Mais les chercheurs se défendent d’être alarmistes. « Dans les scénarios les plus sophistiqués, l’ampleur des destructions dépasse notre capacité à modéliser la probabilité à ce que l’humanité prenne fin », note le rapport. Ainsi nous serions incapables d’envisager notre destruction, ce qui pourrait expliquer que nous passons à côté des signes avant-coureurs.

Pourtant ces chercheurs australiens ne sont pas les premiers à prédire le pire à court terme. Ainsi le mathématicien et ancien ministre de l’Environnement, Yves Cochet, ne dit pas autre chose. « Il y a une hypothèse selon laquelle l’humanité n’existera plus en tant qu’espèce en 2050 », a-t-il lui aussi assuré récemment au Parisien. « Selon les instituts de recherche, jusqu’à 24 paramètres peuvent entrer en jeu, comme la qualité et la quantité de l’eau potable, les cycles du phosphore et de l’azote, les émissions de méthane dues à la fonte du pergélisol (NDLR : des terres normalement gelées toute l’année)… Il pourrait y avoir, autour de 2026-2028, une hausse brutale de la température de 1 ºC en seulement deux ans, alors qu’elle a augmenté de 1,2 ºC depuis 1750 et la révolution industrielle. »
Quant aux scientifiques du GIEC, s’ils n’estiment pas la fin de l’espèce humaine dans trente ans, ils sont assez précis pour s’accorder à dire que les dix prochaines années sont cruciales.


La Voix du Nord

























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