Le nouvel " ami" de Alpha Condé, Sarkozy, menacé par d'autres enquêtes judiciaires en France

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0 commentaires, 17 - 5 - 2019, by admin

En plus de l’affaire Bygmalion, dans laquelle il n’a désormais quasi aucune chance d’échapper pas au procès après la décision du conseil constitutionnel, l’ancien Président de la République est impliqué dans deux autres affaires judiciaires.
L’affaire des écoutes
C’est le dossier le plus abouti puisque Nicolas Sarkozy est directement sous la menace d’un procès. En mars 2018, l’ancien chef de l’Etat, son avocat Me Thierry Herzog, et l’ancien haut magistrat Gilbert Azibert ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel pour corruption et trafic d’influence.
Nicolas Sarkozy est soupçonné d’avoir voulu obtenir des informations de la part de ce magistrat à la Cour de cassation à propos de l’affaire Bettencourt (NDLR : dans laquelle il a finalement bénéficié d’un non-lieu). C’est dans ce dossier que Nicolas Sarkozy pensait converser en secret avec son avocat par l’entremise d’un téléphone dédié, enregistré au nom de Paul Bismuth. Dans son réquisitoire, le parquet national financier (PNF) avait taclé des méthodes dignes de « délinquants chevronnés ».
Depuis, les avocats de l’ancien hôte de l’Elysée ont multiplié les recours pour lui éviter un procès. Jusqu’ici en vain. En mars dernier, la cour d’appel de Paris a jugé irrecevable le recours intenté contre l’ordonnance de renvoi. Les magistrats de la chambre de l’instruction ont estimé qu’il n’était pas fondé en droit à contester cette décision.
Les deux questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) déposées par sa défense ont également été rejetées, car considérées comme n’étant pas nouvelles. Nicolas Sarkozy a immédiatement abattu sa dernière carte en formant un pourvoi en cassation. Son cas devrait être examiné dans les prochains mois.
Le financement libyen
La procédure est ici beaucoup moins avancée puisque Nicolas Sarkozy n’est « que » mis en examen. L’instruction, qui porte sur les soupçons de financement libyen de la campagne de 2007 cette fois, est toujours en cours. Le 21 mars 2018, l’ancien Président de la République a été mis en examen pour « corruption passive », « financement illégal de campagne électorale » et « recel de détournement de fonds publics libyens ».
Les trois juges du pôle financier qui instruisent le dossier soupçonnent que sa campagne a pu être abondée par de l’argent liquide en provenance du camp Kadhafi. L’intermédiaire Ziad Takieddine, dont les déclarations ont souvent fluctué, assure avoir transporté 5 millions d’euros en liquide entre Tripoli et Paris. Dans ce dossier à tiroir, Claude Guéant, le plus proche collaborateur de celui qui était alors ministre de l’Intérieur, a également été mis en examen.
Nicolas Sarkozy conteste vigoureusement les faits et évoque une « manipulation ». Comme dans les autres dossiers où il est mis en cause, il utilise toutes les voies de recours possibles. Il entend contester ses mises en examen devant la cour d’appel. Les investigations, elles, se poursuivent. En février dernier, deux des trois juges d’instruction saisis se sont par exemple rendus en Libye pour entendre d’anciens dignitaires du régime Kadhafi.
Le Parisien

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